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<title>Domaine de l'extension de la lutte - ma_technique_de_blogging</title>
<description>&amp;quot;I'm a walking animal machine and you ain't safe with me&amp;quot;</description>
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<lastBuildDate>Sat, 05 Jul 2008 20:25:16 +0200</lastBuildDate>
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<title>[Domaine de l’extension de la lutte]</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Skam)</author>
<category>Ma technique de blogging</category>
<pubDate>Tue, 05 Sep 2006 16:35:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La philosophie n’a jamais été aussi nécessaire qu’aujourd’hui, alors même qu’elle est devenue un instrument de la servitude totale parmi tant d’autres, un simple organe théorétique prostitué à la merde ambiante. La société et son infrastructure économique investissent la sémantique et se l’approprient en portant le langage à son degré zéro, pour ce qui constitue la condition première de l’efficience du Spectacle. Je considère les mots comme des atomes. Je crois conséquemment en leur puissance fissile. La littérature est une technologie destructrice dont la société a la trouille et est en passe de récupérer dans sa totalité. Ce domaine de l’extension de la lutte est ma petite &lt;em&gt;zone autonome temporaire&lt;/em&gt;, le territoire virtuel d’une guerre en acte aux terminaisons mentales, mais je n’évacue par la certitude que le terrorisme poétique, qui semble une ligne de fuite pour certains, est une pièce hyperfonctionnelle de la Machine même.&lt;/p&gt;
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<title>[L'art de la dissection]</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Skam)</author>
<category>Ma technique de blogging</category>
<pubDate>Wed, 26 Oct 2005 20:30:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je ne conçois ce weblog que comme un laboratoire, une table d’opération où est échantillonné, analysé et dérivé de sa forme la plus commune le langage. Je n’ai pas encore vingt ans et je continue de vivre ma petite crise d’ado. Ce que je recherche, c’est la déstructuration, le détournement et le sabotage de tout ce qui se présente à moi comme donné. J’applique sur le corps même de mon existence la méthode du cut-up chère à Burroughs. Je me souviens d’avoir vu sur je ne sais plus quel blog un type balbutier sur la &lt;em&gt;difficulté de rédiger son journal intime sur le Net&lt;/em&gt;. Connard, maile-moi quand tu auras réussi ce fabuleux tour de passe-passe ; rechercher l’intimité sur le réseau, ce n’est pas seulement difficile, c’est par définition impossible, autant vouloir baiser peinard sur la voie publique. J’expérimente : ce journal trouve son utilité dans la fonction que je lui ai attribuée, celle d’outil, d’interface d’actualisation de menus potentiels que je sens stagner dans mon crâne. Je ne me sens tout simplement pas prêt pour l’heure à y accomplir mon introspection, ou alors par bribes ; je pressens bien que celle-ci pourrait être une assez intéressante voie à explorer, mais à explorer suivant certaines règles que je m’impose, ne serait-ce que pour lui donner une forme bien personnelle. Je dissèque, je mets à nu. Et étrangement,&amp;nbsp;la petite publicité que m’a apporté le Stalker a été à deux doigts de foutre en l’air ce que je construis à mon rythme, empreint d’une lenteur méthodique.&lt;/p&gt;
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<title>[Délimitation du domaine]</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Skam)</author>
<category>Ma technique de blogging</category>
<pubDate>Mon, 10 Oct 2005 20:35:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La prolifération des notes dans ce blog se rapproche tranquillement de sa vitesse de croisière et par là même du point de non-retour à partir duquel plus aucune rémission n’est possible. Aucune grosse modification dans mon attitude à l’horizon, si ce n’est que cette nouvelle activité de diariste en ligne risque d’actualiser une tendance lourde de ma pensée, réifiant en pixels quelque constellation d’idées toxiques devenues par ce seul acte mortes et éternelles. Le langage est un virus et je dois avouer que je suis grandement contaminé.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il m’est impossible de savoir comment cette expérience va se concrétiser, mais j’en perçois le caractère d’expérience extrême, aux limites de ma mort cérébrale, aux limites de la littérature que je ne conçois que comme rémanence graphique de la pensée, traçant à l’image de la volition une étrange relation injective entre le mental et le physique. La pulsion d’écrire qui m’habite ne me voile nullement la nocivité de son expression. A vrai dire, cette dangerosité exerce en moi une certaine forme de séduction, donnant à mes lignes de fuite un aspect définitivement suicidaire, m’emportant vers l’autolyse d’un nouveau type.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ce site tente de s’écarter de tous ces skyblogs énuclées de toute utilité, de tout intérêt, où des têtes en perte continue de neurones crachent leurs petites questions existentielles sans comprendre que cet acte rejoint un processus plus général, global même, d’extermination de la pensée. Les gens mettent leurs photos en ligne, leurs souvenirs, leur existence, sans se rendre compte de la vanité de cette lutte contre le néant qui les aspire toujours un peu plus. Ce qu’ils recherchent avant tout en s’exposant à nu devant n paires d’yeux, c’est le sentiment d’exister, portant en soi par-là même et d’une manière instinctive l’idée qu’exister, c’est être vu, perçu, objectivé. La démocratisation de cette pratique, à laquelle je participe en toute conscience, ressemble à un jet de particules dans lequel les éléments les plus intéressants se retrouvent noyés dans la masse et deviennent pour ainsi dire imperceptibles. Gerbe jouant sur la saturation.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Avec cette idée de retransmission régulière de ma pensée n’adhérant à aucune règle d’ordonnancement, le format blog convient d’une manière optimale à mon entreprise. J’épouserai ce format avant de le détourner, structurant un journal hautement théorique et nécessairement polémique, un compte-rendu quotidien de la configuration du théâtre des opérations qu’est la réalité que j’expérimente en négatif, à contre-courant, comme si je vivais en permanence une simulation de la ballade de Joe Chip dans le monde en défragmentation décrit dans les pages d’&lt;em&gt;Ubik&lt;/em&gt;. L’une des issues possibles de ce journal est que ma raison se retrouve définitivement en stand-by, qu’elle soit éjectée et proprement anéantie. A vrai dire, tout au fond de moi je sens que cette chute libre me remplit déjà d’une folle adrénaline.&lt;/p&gt;
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<title>[Introduction]</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Skam)</author>
<category>Ma technique de blogging</category>
<pubDate>Fri, 23 Sep 2005 12:25:00 +0200</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Voilà, je lance mon blog. Quelques opérations composées de clics épars eurent raison de ma réticence à son égard. Il y avait en effet chez moi jusqu’à présent une certaine contre-intensité mettant en stand-by ma volonté de mettre en ligne un journal théorique. Maintenant que le mal est fait, je vais pouvoir aller jusqu’au bout du concept, peut-être même l’explorer au-delà de tout ce que j’imagine pouvoir en faire, alors que les raisons qui m’ont conduit à l’actualiser restent encore dans leur majorité bien obscures, en partie submergées dans mon petit inconscient. Ou peut-être stopper ce massacre, museler mon exhibitionnisme fort particulier, oui je le peux tout aussi bien, car comme tout blog qui se respecte, le mien ne doit souffrir d’aucune contrainte, ni même celle d’une extension quasi cancéreuse.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Parcourir depuis quelques jours le &lt;a class=&quot;undefined&quot; href=&quot;http://stalker.hautetfort.com/&quot;&gt;blog du Stalker&lt;/a&gt;, disséquer et lentement digérer ce qu’il a réussi à en faire, puis tomber sur celui assez sympathique d’un &lt;a class=&quot;undefined&quot; href=&quot;http://kikoo.hautetfort.com/&quot;&gt;anonyme&lt;/a&gt; ont été deux petits micro-événements qui m’ont définitivement convaincu de balancer le mien sur la Matrice, quitte à aggraver la situation. Voici donc la première pierre à un édifice ubuesque, salement égocentrique, une véritable machine paranoïaque en actualisation permanente.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
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