23.04.2007
[Divertissement]
Tous deux sont les composants d’une même Machine, deux agents contaminants se frictionnant l’un l’autre et noyant le reste sous un flux ininterrompu de mensonges et contrevérités. Vaguement humains, mais purs produits du marketing télévisuel, ils sont des non-sens réalisés. La plasticité clipesque de leurs prestations montera en intensité sans s’épargner le ridicule et le paradoxe, pour un jeu de guerre au réalisme stupéfiant. Ils se trémousseront en surmultipliant les écoulements verbaux jusqu’à y dissoudre entièrement toute signification. Tout se jouera sur les capacités de chacun à camoufler l’atrophie de son programme sous d’incessantes petites manipulations syntaxiques. La magie médiatique fera le reste.
Ne pas oublier. Toute la stabilité du présent système politique tient en cette sublime illusion par laquelle il nous persuade que l’intronisation de l’opposition est porteuse d’une quelconque rupture ou variation de régime. Comme si passer du jour à la nuit modifiait d’un iota la trajectoire terrestre.
Dommage que je n’ai pas le temps ces deux prochaines semaines de m’amuser à décortiquer tous les néologismes, pléonasmes et autres expressions insignifiantes qui verront le jour de ce spectacle hautement médiatisé. Observer comment toute une langue se déconstruit et se désagrège est un exercice assez captivant, même si en définitive cette autodestruction n’est jamais de bon augure.
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20.04.2007
[Autogestion]

Dictature participative et kärcherisme secrètement désiré par l’inconscient collectif, figures de style comblant en négatif le grand vide conceptuel de l’actuel affrontement simulé sur tous les espaces qui lui sont disponibles (les ondes hertziennes, les ségosphères numériques et la surface de nos neurones). Monstruosités médiatiques catalysant la fuite nationale vers l’irréalité, les candidats dissimulent la vacuité de leur programme sous un déluge insensé/incessant de cadavres exquis sursignifiés par les journalistes, de formules clinquantes et de slogans surproduits massivement. Ils ne sont plus que des valeurs spéculatives destinées à satisfaire l’hédonisme autistique en cette infra-minute que constitue désormais notre horizon temporel. Des produits similaires aux étiquetages différents. Le corps politique expulse les derniers obstacles à sa consanguinité. A présent, le processus électoral est entièrement dominé par la plus pure logique marchande et l’encéphalogramme semble présenter une ultime poussée d’euphorie avant le krach.
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11.09.2006
[Loose change]
Je suis assez intrigué, mais aussi intensément dégoûté, par toutes les théories et hypothèses conspiratrices qui bourgeonnent autour de l’attentat du 11 septembre. La question qui obsèdent ces soudains justiciers de la vérité est : mais à qui servent ces attentats ? Tout le monde alors oublie al-Qaïda et cherche ailleurs. En fait, ils ont déjà la réponse en tête. Dans ce déluge de pièces à conviction à sens unique, je cherche à me rappeler si al-Jazeera n’avait pas diffusé les aveux vidéo de Ben Laden, mais je pense que tout le monde s'en fout. Moi, la question que je me pose, c’est : mais à qui profite la thèse de la conspiration ? Les idéologies rances en circulation dans l’Occident récupèrent l’événement, le triturent et le réadaptent à leur conception du monde. Les altermondialistes bobos et les crétins nazifiés avancent main dans la main sur les terres du révisionnisme. Finalement, ce ne sont pas des islamistes avec des cutters, ni la boîte de production audiovisuelle al-Qaïda qui sont à maudire dans ces attentats, mais bien le stupide Texan. Baudrillard, me semble-t-il, avait déjà mis à jour cette tendance à la victimisation des terroristes et à la culpabilisation des victimes concernant le 11 septembre. Les révisionnistes ont au moins l’honnêteté de ne pas mettre en doute la réalité des milliers de victimes qui ont été ensevelies au ground zero. Aujourd’hui, on ne pleure la mort d’Américains que lorsque c’est l’administration Bush qui en est responsable.
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26.04.2006
[Aphorisme onzième]
Un écrivain n’offre une utilité optimale que lorsqu’il est mort. Il laisse son œuvre derrière lui, désormais objet de toutes les conjectures, de toutes les exégèses possibles. C’est alors que la spéculation sur son contenu s’accélère. L’appréciation ou la dépréciation définitives passent par une dérivation du sens, sachant que finalement la valeur évolue en fonction inverse du sens. Cette spéculation existait déjà avant, opérée dans et par le brouhaha médiatique : subsumée dans ce bruit intense, l’existence de l’auteur se trouvait noyée ou au contraire voyait sa présence amplifiée. Chaque livre, que dis-je, chaque phrase formulée par cet écrivain au cours de sa vie se trouve redéployée dans un autre contexte, voire même ramenée aux antipodes de sa signification initiale. Ce n’est pas parce que le Verbe ne trouve plus en lui l’organe de sa diffusion, que sa voix se trouve éteinte. Il n’y a rien de plus productif qu’un artiste mort.
Il suffit de se brancher sur n’importe quel flux de masturbations intellectuelles, d’observer ces plateaux télés, cénacles littéraires de seconde zone, pour entendre le nom de Debord surgir par moments, comme un motif récurrent, le refrain d’une pensée critique qui se cherche et trouve ainsi sa justification. La société du spectacle s’accuse elle-même et trouve dans cette position hautement paradoxale une efficience inattendue. Un réel penseur, ou tout simplement toute réelle pensée, ne trouve aucunement à contre-courant de la masse une manière certaine de s’extraire de celle-ci, mais au contraire permet son intégration, sa codification. Il donne les moyens de sa propre récupération.
Debord l’avait totalement compris. Son suicide est à l’image de celui de Max Renn dans Videodrome (métaphore cinématographique de ses thèses), c'est-à-dire occurrence effective d’un événement déjà virtuellement mis en boucle, simple répétition d’une simulation et finalement phase terminale d’un devenir-image. En analysant le spectacle, on parle dans une certaine mesure le langage même du spectaculaire. La dénonciation du spectacle s’opère dans son langage. Elle est donc de ce fait l'une de ses composantes. La critique et l’éloge sont les deux faces d’un même mouvement expansionniste de la société du spectacle. La présence de cette société est universelle, totale et totalisante.
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01.04.2006
[L’orgasme de la civilisation]
En réponse aux pulsions suicidaires du corps sans organe du socius, les derniers êtres humains un tant soit peu vivants, ceux qui se découvrent stupéfaits doués d’encore un peu de vie, entreprennent la construction d’une bibliothèque de survie, regroupant instinctivement une poignée de livres pour ce qui constitue la première phase d’un combat se maintenant pour l’heure dans l’intelligible.
La métaphore babélienne n’a toujours été que l’illustration de la destruction du langage qu’entreprend collectivement toute société ayant atteint sa masse critique. Le processus humain est né avec la Culture et s’éteint également avec, emportant dans le néant ce qui fut son produit afin d’éradiquer les traces de sa présence. Et cette destruction s’opère dans les autodafés mentaux érigés par l’arrogance terminale des peuples, cette grande hystérie festive noyant par interconnexions en puissance les êtres en les privant de la prise de conscience de l’effective autolyse. Les murs ne s’écroulent que pour s’édifier à nouveau, mais en tendant toujours un peu plus vers le domaine du non visible. Les ego n’ont su trouver que la virtualité comme champ d’assouvissement de leur fuite de puissance et rejoignent les autres fantômes dans l’éternelle dissolution dans un monde se réappropriant la circularité infernale.
Les valeurs se transmutent dans le vide et les sonorités hertziennes, fragments du langage déstructurés à l’extrême et se recombinant continûment en vue d’une nouvelle texture dont le seul équivalent se trouve être le bruit blanc, offrent la bande-son de ce crépuscule vécu dans l’extase de chaque instant.
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30.03.2006
[Noosphère hertzienne]

Nous parlons pour remplir l’air. L’ozone a fui, alors nous remplissons de nos paroles ce néant dans lequel nous baignons tous. Ce monde devient irrespirable. Le discours des bloqueurs afterpunks pue le soufre et mes poumons ont du mal à se renouveler en oxygène. Et les corps blêmes évoluent dans le grand brouillard hertzien. Le réseau des médias est venu pallier l’insuffisance du tissu sociétal dans l’opération de contamination des consciences. TF1 et Skyrock n’ont pas fini d’envoyer le signal vidéodrome. Tout le monde aime ce foutu signal. Le processus viral n’a jamais baisé autant de neurones. Nos corps sont pénétrés par toute une série d’ondes les reconfigurant dans leur fonctionnalité et ainsi nous ne sommes plus que les supports d’une même pensée, les lecteurs d’une pensée formatée, collective. A l’échelle globale, tout s’unifie, s’homogénéise. Ce qui se fait autre, toute subversion, doit être récupéré pour être recodé. Car la Machine recode tout ce qui présente une anomalie, une déviance, elle efface les particularités, les accidents. La nouvelle chair dont nous sommes constitués n’est plus que l’appareil de lecture d’un ensemble de comportements et de paroles préenregistrés. Nous consommons la pensée, mais nous ne la produisons plus, ce qui initialise des tensions inflationnistes d’un nouveau type. Nous sommes des poupées de chair morte poussées à continuer à s’exprimer, inlassablement, comme si un fichier midi placé dans notre organisme rejouait le même discours échantillonné alors même que nos veines sont terriblement froides. Le dasein est la traduction existentielle de la pression exercée sur la touche play et les androïdes sociaux que nous sommes sont la réification de l’Eternel retour du Même. L’Autre a été rendu inattaquable par distanciation. L’Autre n’est plus qu’illusion. Alors on tourne en boucle. Nous parlons pour remplir l’air.
09:25 Publié dans Dans l'Interzone | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.03.2006
[Le point de vue étranger]
Voici quelques extraits d’un article écrit par Claire Berlinski et publié dans le Washington Post du dimanche 26 mars. Finalement cette journaliste arrive aux mêmes conclusions que ma petite personne : les étudiants ne sont qu’une bande de réactionnaires, originaires d’un milieu aisé, et cherchant à couler une réforme qui aurait pu profiter aux djeuns des cités. Car aux dernières nouvelles, ce sont bien ces derniers qui vivent dans la précarité. Etrange que l’on soit obligé d’aller faire un tour à l’étranger pour entendre la vérité quant aux événements vécus in situ. Voilà la définition de la précarité en France aujourd’hui : la possibilité d’être viré dans l’instant. La possibilité, seulement. C’est-à-dire que l’on est dans le domaine de la pure virtualité. De la pure spéculation. Ainsi, Claire Berlinski écrit que les émeutes de novembre et les manifestations actuelles sont opposées. Cela me semble être tout à fait vrai, mais si l’on accepte l’idée que ces deux événements sont les deux faces d’une même crise. Une crise structurelle. La France est partagée entre deux réalités qui se côtoient sans jamais se toucher réellement. Entre elles, la ligne de frictions ne demande qu’à s’actualiser pour de bon…
Last Saturday morning, needing help to move several heavy cartons of books from my apartment in central Paris to a storage room, I hired two movers and a van from the want ads. Students were in the streets protesting the Contrat de Premier Embauche (CPE) -- a law proposed to combat unemployment by giving employers more flexibility to fire young employees -- and the barricades and traffic diversions made our four-block drive into a half-hour ordeal. As we turned down one obstructed street after another, the movers -- both Arab immigrants -- became more and more incensed.”They're idiots,” said the driver, gesturing toward the ecstatic protesters. “Puppets for the socialists and the communists.” He pantomimed pulling the strings of a marionette.
"It's us they hurt," added the second man. By this he meant immigrants and their children, particularly the residents of France's suburban ghettos, where unemployment runs as high as 50 percent. And, of course, he was right, as everyone with even a rudimentary grasp of economics appreciates: If employers are unable to fire workers, they will be less likely to hire them. It is now almost impossible to fire an employee in France, a circumstance that disproportionately penalizes groups seen by employers as risky: minorities, inexperienced workers and those without elite educations, like the outraged man sitting beside me.
This is the second time in four months that France has been seized with violent protests. And in an important sense, these are counter-riots, since the goals of the privileged students conflict with those of the suburban rioters who took to the streets last November. The message of the suburban rioters: Things must change. The message of the students: Things must stay the same. In other words: Screw the immigrants.
(…)
The same question is now being raised in France: Who rules? This is the second time in 11 years that a popularly elected government here faces dismissal not from the voters, but from the streets. If this does not represent a direct challenge to the government's power, it is hard to know what would. Should the government fall, the question will have been answered.
And the answer will be the mob. As usual.
21:20 Publié dans Dans l'Interzone | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
[Prise d’inconscience]
La France vibre dans l’inertie. Aucun flux ne passe plus. L’Occupation de ma fac continue. Elle m’offre un superbe échantillon de la réalité et toute une myriade de conclusions.
La politique n'est en fin de compte que la perpétuation par d'autres moyens de la « crise d'opposition » telle que l’a décrite la psychanalyse, ce stade où l’enfant dit « non » à tout va. Afin d’affirmer son existence. La négation est une forme d'affirmation de sa propre existence, puisqu’elle met à l’épreuve notre emprise sur le monde, mais en creux, en négatif. Au fond, tous ces petits nazillons de la pensée qui viennent condamner mes lignes de fuite trouvent dans cette pathétique réplique d’un Mai 68 déjà mené par la bourgeoisie une manière de trouver un petit sens à leur existence nombriliste.
StopCPE est une marque, tout autant que Nike ou Christian Dior, Lacoste ou Lonsdale. C’est donc avant tout un signal renvoyé par une communauté à elle-même. « Etre plus nombreuse, donc plus fière toujours, plus autosatisfaite, plus contente d’elle-même comme de l’univers. » La communauté a besoin de références, de références discriminatoires, pour se constituer, dans un mouvement contradictoire au concept même de « nation ». C’est le troupeau en chœur qui appelle à la mort de la démocratie. La nation et la démocratie sont de vilaines choses par lesquelles il est possible de se retrouver face à l’Autre, de se retrouver en contact avec une pensée différente, donc par nature nuisible, puisque pouvant nous remettre en question. Voilà pourquoi la démocratie est à abattre. Voilà pourquoi la pensée doit l’être également. Voilà pourquoi aujourd’hui l’obscurantisme et le fanatisme gagnent du terrain sur nos propres consciences.
Ou comment le communautarisme dans l’air du temps, tentative de prise de signification d’un atome en s’agrégeant à d’autres atomes, est un nouveau mode de consumérisme. Les émeutes de novembre étaient déjà sponsorisées par Lacoste. La machine capitaliste, dans son éternelle extension, dans son sempiternel jeu avec ses propres limites, les atteignant pour les repousser, a réussi à coder les flux mêmes de la Révolution. Ce n’est pas une remise en question du système, c’est au contraire sa légitimation. Ils l’aiment tellement qu’ils se la jouent réacs lorsqu’une réforme pointe le bout de son nez. Mai 68 était une ode à la consommation. Les bobos qui défilent dans les rues et bloquent les facultés aujourd’hui le font pour garder ce qu’ils possèdent. Se souviennent-ils de Proudhon ? Ils ne sont plus que des particules grégaires. Les agents inconscients d’un impérialisme se retournant contre lui-même.
Rien que le fait d’observer tout phénomène quantique l’amène à se modifier. Aujourd’hui ce sont les sociologues qui font la Révolution (alors que le terme le plus approprié serait Réaction) et donnent le mouvement aux masses sociales. Ils en ont marre d’observer la société, alors ils la manipulent. Ils n’ont pas encore leur licence, mais font de leurs modèles théoriques une utopie vers laquelle doit tendre le Réel.
La politique en France traverse une crise d’immaturité. A moins que ce soit une crise d’inadaptation avec les vraies problématiques, celles auxquelles nous devons effectivement répondre. Ce déni est au fond l’attitude la plus réactionnaire qui soit. En l’occurrence nous produisons de faux problèmes afin d’occulter les vrais. Nous nous cachons plus ou moins consciemment cet abîme auquel nous nous destinons.
Les moutons de Panurge croyaient peut-être atteindre la terre ferme…
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22.03.2006
[Turbulences astrales]
Deneb, Dhanab Al Dajajah, dar al-harb, espace à conquérir, sanctuaire à plusieurs milliers d’années-lumière de notre Terre-berceau. Voilà où à cette heure j’aimerais me balader, voilà où mes pensées fuient, sondes mentales, en quête de quiétude, vers cette constellation du Cygne, ou bien vers Albemuth, Fomalhaut baby, là où notre petite humanité nombriliste n’a pas encore étendu son Interzone. Deneb, silence non encore vicié par vos jérémiades, vos petites crises existentielles du matin. Un jour il faudra brûler nos nihilismes cancérigènes dans le feu de cette étoile. Un jour peut-être prendrons-nous enfin conscience des choses. D’ici là, continuons à survivre dans nos propres ruines.

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14.03.2006
[Radio libre campus]
L’espace universitaire a perdu comme fonction celle de véhiculer l’intelligence. D’en être un catalyseur. Cet espace est mort. Ce n’est plus qu’un immense parking, une zone désertée par la matière grise et stockant de la chair stérile et des bagnoles. Rien ne semble remettre en cause cette terrible équation. Les bibliothèques sous l’apparence de l’abondance n’offrent finalement qu’un nombre infime de livres fiables, le reste n’est que futilité, un simulacre de contenu. Les bâtiments du campus marquent par leur architecture thanatologique. Usines de diplômes insignifiants, ils servent de support informatif à la propagande de l’Unef maîtresse, aux suffocantes flammes tricolores et aux soirées étudiantes dans les boîtes ploucs de la ville. Tout ce décor transpire de l’artificialité hollywoodienne. Et chacun y joue son rôle à la perfection. Quant à la remise des prix, ces fameux diplômes, il ne faut pas chercher du côté du baroque paillettes des Oscars pour s’en représenter la chorégraphie toc, mais plutôt du côté de la modicité froide qui suinte des Césars. Et l’on se surprend à espérer que tout cela n’est que fiction.
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