06.01.2008

[A la nuit close]

       La valse des astres sur la voûte céleste
       Jette en cortège des primes ombres du soir
       De douces litanies. La solitude infeste
       Ces corps en perdition dans la matière noire.
 
       L’obscurité se peuple d’imprécis murmures,
       Les échos en efflorescence de nos rêves,
       Que le firmament constelle de sa parure
       Diamantine et que l’or sélène parachève.
 
       A l’aurore, l’évanescente mélodie
       Des étoiles, cette ivre aubade en compagnie
       De laquelle nous nous dérobons à nos songes,
       Est au feu du crépuscule un divin éloge.

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