19.10.2007

[Substance(s)]

I’ve lost control again
 
       Harcelant les noirs désirs aux flots eurythmiques,
       Les caméras s’enracinent avidement
       Dans ces brisures de l’enfer anatomique
       Condamnées à s’évaser sous l’écrasement.
 
       Tentatives de plongées au sein d’un déluge mêlant bribes poétiques et corps atomiques, en effleurement des conflits organiques. Il ne s’agit pas de poèmes, mais plutôt de microdissections du monde, de zooms borderline au niveau moléculaire des choses, participant à la recherche de la plus pure multiplicité là où tout bouillonne dans une profusion infinie de chiffres et où toute délimitation s’annonce délicate.
 
I’ve lost control

14.10.2007

[Les nuées exterminatrices]

       Un miroitement crépusculaire nimbe
       D’orange les cendres et les chrysanthèmes
       Où se dissimulent, constellés d’oedèmes,
       Les corps sans organes parvenant aux limbes.
 
       Lumière déchirée caressant les nues,
       La chute létale d’anges ignés strie
       Et empourpre les cieux anthracite. Nus,
       Les séraphins hurlent dans l’aube meurtrie.

11.10.2007

[Triangles & ribosomes]

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       Les âmes diluent tortueusement leurs affres
       Sous les marbrures étoilées du crépuscule.
       Le ciel chargé des senteurs du soufre et du camphre
       Altère même la plus infime veinule.
 
       Exquises toxines perlant en permanence
       Avec perversité, les formes sécrétées
       Par une pensée surchargée de dissonances
       Meurtrissent artères, nerfs et réalités.
 
       D’atroces coupures naissent en excitant
       L’embrasement fol et intense des paupières.
       La matière charnelle s’effondre âprement
       A fleur des chagrins tremblements moléculaires.

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