11.10.2007
[Triangles & ribosomes]

Sous les marbrures étoilées du crépuscule.
Le ciel chargé des senteurs du soufre et du camphre
Altère même la plus infime veinule.
Exquises toxines perlant en permanence
Avec perversité, les formes sécrétées
Par une pensée surchargée de dissonances
Meurtrissent artères, nerfs et réalités.
D’atroces coupures naissent en excitant
L’embrasement fol et intense des paupières.
La matière charnelle s’effondre âprement
A fleur des chagrins tremblements moléculaires.
19:00 Publié dans Poésie d'asphalte | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : poésie



Commentaires
Je savais bien qu'il fallait être patient, qu'il suffisait dêtre patient, et je suis patient...
Heureux de te re-lire.
Cela valait le coup d'attendre.
Juste un coup d'épée, histoire de, ou un véritable retour en croisade ?
V.
Ecrit par : Voiker | 11.10.2007
I dunno, mon petit Voikie.
Envie de relancer la machinerie et d’en tirer vraiment quelque chose. On verra, ce ne serait pas la première fois que je me tape un faux départ, mais je me sens bien parti pour durer quelques temps...
kami
Ecrit par : kamisama skam | 12.10.2007
salut les gars, heureux de lire à nouveau tes parfaits sonnets aux températures extrèmes ; c'est l'automne, à la châleur des pixels : le printemps de l'hiver !
tchuss
jé"
Ecrit par : cheval blanc | 12.10.2007
Mes quatrains sont mes petits hivers artificiels. Je suis en très petite humeur en ce moment, j’y liquide toute source lumineuse. Et je préviens, pour l’heure pas d’été indien à l’horizon. Les conditions sont donc idéales pour mettre en place toute une myriade de dispositifs poétiques.
Ecrit par : kamisama skam | 14.10.2007
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