14.01.2007
[Faisceau las]
Vive émanation d'un rubis métallisé,
La lueur brun rouge examine l'imprécise
Chair que les ténèbres saisissent et séduisent.
L'être s'estompe chiffré et analysé.
17:41 Publié dans Poésie d'asphalte | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
13.01.2007
[Mémoire morte]
Radio libre campus. Mise en conformité de ma personne avec les exigences de la théorie du signal, etc. Je m’enlise dans un état de congestion mentale de premier ordre, un bordel de plus en plus intense au fur et à mesure que j’avance dans mes révisions de partiels. La situation est proprement critique. L'espace local se mue en blockhaus. La suraccumulation des concepts, des chiffres et des graphiques prive ces derniers de toute synergie. Les idées bouillonnent, fusionnent, fuient, crépitent, se brouillent, interfèrent les unes avec les autres et finalement parasitent les axones pour plonger les neurones dans une magistrale cacophonie. Je risque de connaître lors de mes épreuves le silence hyperactif et hautement paradoxal du bruit blanc.
20:20 Publié dans eXistenZ in process | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
03.01.2007
[Transmission de Kadhamiya]

Les cornées émiettées comme du verre,
Je branche avec rage mes nerfs optiques
Sur cette réalité famélique
Affleurant de nos hivers nucléaires.
Les flux continuent de s’affoler et de s’interpénétrer sans réelle destination, approvisionnant de leurs images nos corps à jamais connectés au monde jusqu’à n’en plus constituer que des appendices vaguement biologiques, des points de jonction interchangeables avec les autres. Les yeux scrutent le vidéodrome, ce cadavre rendu par zooms monstrueux, et offrent à l’enregistrement pirate un nouvel espace pour sa prolifération cancéreuse. Ultime trace résiduelle de l’année fraîchement liquidée dans la célébration de la suivante, la vidéo de l’exécution du raïs envahit les réseaux p2p et le wired, inhumant l’événement en le démultipliant à l’infini, en en dilatant la chair pourrissante pour l’afficher sur tous les écrans.
16:15 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


