01.11.2006

[Novembre mineur]

       Durement épuisées, mais filant toujours des fables,
       Les séquences de rêves se suivent confuses.
       Plus rien ne sert de prêter aux promesses diffuses
       La lourdeur sale d’une substance saisissable.
 
       Les ombres humaines chutent de leurs nues vitrées
       En prenant conscience que les mots sclérosent l’âme,
       Que la pensée ne se manie que comme une lame
       Echauffant la chair pour brutalement l’éventrer.

Commentaires

les ombres humaines chutent de leurs nues vitrées
en prenant conscience que les mots sclérosent l'âme
le cavalier prend la pensée pour une lame
elle n'atteint jamais la conscience de l'éthéré

muni de son colifichet il croit tenir
un outil de pouvoir mais il remue très fort
un monde de poussière psychique sans trésor
la force est dans le Féminin et son sourire

les enfants aiment détruire le vilain sable
affirmant ensuite avoir accompli l'exploit
d'avoir terrassé un ennemi admirable
c'est cela l'intoxication due à la foi

Ecrit par : gmc | 02.11.2006

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