02.12.2005

[Impacts sur la surface lisse]

       Les figures sont doubles, tout s’extrait du fond comme s’inscrivant dans une dualité. Je sens la matière grise devenir la matière première d’un vague processus de plongée dans l’obscurité. La vitesse de chute libre vers une impossible asymptote. Je me rapproche de toi bébé. Ce soir la nuit coule avec les dernières données brutes du Réel, les derniers feux d’un Cosmos bâti pour s’effondrer. La déconnexion neuronale est une pratique à court terme. Augmentez la durée et le monde n’est plus. L’objet se balade en trajectoire de collision sans le sujet pour le maintenir sur l’orbite de l’illusion. Les forces potentielles s’actualisent et c’est le noir qui domine. Vu l’heure, il ne reste plus qu’à se reposer parmi les éclats froids et morts du Réel. Son image nous dissimule le vide. Le ghost a beau se balader, le corps demeure en place. La promenade du schizo. Fixez une date limite et explosez alors.

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