01.11.2005

[Terminaison en mode mineur]

       Seul un disque de dub viennois en lecture numérique participe au design sonore de la pièce. Tout le reste demeure silencieux, comme la ville sur laquelle donne ma fenêtre. La lumière automnale s’infiltre timidement dans ma chambre, bien trop faible pour me stimuler. Le temps passe et je retrouve peu à peu des idées claires, ainsi que quelques fragments de souvenirs. Je suis lessivé de cette nuit, complètement plongé en zone de turbulence. Là j’esquive de puissantes pulsions de sommeil via renfort du café consommé en masse. De part et d’autre de mon corps je perçois encore la douce anesthésie éthylique s’évacuant par lente dilution, remplacée graduellement par le désir de dormir une poignée d’heures, juste un nombre suffisant pour retrouver une plus grande forme. Mon regard enregistre l’existence de menus petits travaux à faire pour demain et dans un coin de mon cerveau s’est gravé l’hologramme d’une dissertation d’histoire économique à actualiser sur une dizaine de pages. Je vais devoir faire fonctionner ma pensée en mode lourd par décharges disruptives et pour ça je compte hautement sur la caféine, ma petite drogue quotidienne.

Commentaires

Passe à la coke, pour une dizaine de page en socio-économie historico-contemporaine, il faut du lourd comme tu dit, mais de la caféine, ca va pas suffire!

bon courage,

Ecrit par : Jean-NOël | 01.11.2005

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